Coopération locale

La région de l’ex-Yougoslavie est au cœur des activités du TPIY. Le mandat de celui-ci est de contribuer à y restaurer une paix durable. En raison de son caractère international, qui le distingue des institutions judiciaires des pays de l’ex-Yougoslavie, et de la distance géographique qui le sépare des communautés affectées par les crimes tombant sous sa juridiction, le Tribunal s’est engagé dans de nombreuses activités de sensibilisation. Ces efforts visent à rendre visible, directement auprès des communautés concernées, la justice rendue par le Tribunal.

Par ailleurs, l’action du TPIY a toujours été envisagée comme étant complémentaire de celle des tribunaux des pays de l’ex-Yougoslavie chargés de poursuivre les responsables présumés de crimes de guerre. Le Tribunal a fortement influencé le développement des institutions judiciaires nationales chargées d’enquêter sur les crimes de guerre, d’en poursuivre les auteurs présumés et de les juger équitablement.

En partenariat avec les pays de l’ex-Yougoslavie, le Tribunal s’emploie à laisser un héritage durable et à assurer la transition impunité – responsabilité.
 
Au travers de son Programme de sensibilisation, le Tribunal s’efforce d’expliquer aux habitants de la région les affaires dont il est saisi et les jugements qu’il a rendus. Outre ses bureaux à La Haye, le Programme de sensibilisation compte également des antennes à Sarajevo, à Belgrade, à Zagreb et à Prishtine/ Priština.

Conformément à la stratégie d’achèvement de ses travaux, le Tribunal est résolu à aider les institutions judiciaires nationales à renforcer leurs capacités dans les affaires de crimes de guerre, y compris celles renvoyées par le TPIY. Au travers de plusieurs programmes de formation et visites de travail, le Tribunal met ses compétences au service de juristes et d’autres professionnels en ex-Yougoslavie.


Grâce au renvoi des affaires et à la transmission des éléments de preuve du TPIY vers les juridictions nationales, la fermeture du Tribunal ne sera pas synonyme d’impunité pour les auteurs de crimes qui n’ont pas encore été traduits en justice. Le Bureau du Procureur du Tribunal transmet aux ministères publics nationaux les dossiers concernant les personnes sur lesquelles il a enquêté mais qui n’ont pas été mises en accusation par le TPIY. Par ailleurs, quelques accusés du TPIY ont été déférés devant les tribunaux des pays de la région pour être jugés.